





Lire des livres qui n’ont rien avoir en mĂȘme temps , « c’est mon travail » comme on dit ici. Cependant, je trouve toujours un moyen de lier toutes mes lectures parcequ’essentiellement on se retrouve dans les personnages ou les sociĂ©tĂ©s dans lesquelles ils vivent. đ
Ce premier mois de lâannĂ©e jâai beaucoup voyagĂ© et je l’ai fais uniquement Ă travers le regard d’hommes. đšđŸâđбđšđ»âđб
-Tout a commencĂ© avec un tour au Congo-Brazzaville oĂč Vouata s’est fait exclure tour Ă tour de son village, de sa famille puis de son pays Ă cause de son anticonformisme. Jây ai dâailleurs dĂ©couverte le matswanisme d’AndrĂ© Matswa dont j’ignorais l’histoire.
-De retour en Cote dâIvoire la premiĂšre escale sâest faite en pays Gouro, dans le centre-ouest. Les vertus aphrodisiaques du fameux cure-dent gouro, la place de la femme, les funĂ©railles et la prĂ©valence de lâexcision dans cette rĂ©gion y sont tous passĂ©s.
-Ensuite, je me suis retrouvĂ©e briĂšvement en pays BaoulĂ© dans « Lâescalier au sept marches » . Le tableau principal est celui de « 2 Afrique » oĂč la mĂ©diocritĂ© et lâexcellence se cĂŽtoient. La derniĂšre est regardĂ©e avec scepticisme et frĂ©quemment Ă©clipsĂ©e par la premiĂšre. DivinitĂ©s, rites et spiritualitĂ© baoulĂ© sous fond de mal-ĂȘtre de l’intellectuel africain incompris.
-Enfin, j’ai parcouru BĂ©ttiĂ©, en pays Agni. Sur fond de rĂ©flĂ©xion sur la colonisation qui Ă©fface nos mĂ©moire et nous aliĂšne,le prince MihĂ©louman doit Ă tout prix retrouver sa « carte d’identitĂ© ». Sans elle, son histoire, sa lignĂ©e , son humanitĂ© est niĂ©e par les colons. Comment savons-nous qu’on existe? Est-ce uniquement par le regard des autres?
-Un autre chemin est celui de Rick Joyner dans « The Path ». Ce livre chrĂ©tien revient sur notre marche avec le Seigneur et les questions quâon se pose au long de celle-ci. Nous avons tous des craintes et des manquements auxquels ce livre tente de rĂ©pondre en nous rassurant.
Que disent ces auteurs ? Aller Ă contre-courant de la sociĂ©tĂ© ne se fait pas sans consĂ©quences. Les hommes notamment auraient plus de pression, parce qu’ils doivent pourvoir aux besoins de tous, ĂȘtre toujours fort, guider, et leur impuissance est cruellement moquĂ©e et ridiculisĂ©e . Ils n’ont pas droit Ă l’erreur. Surtout, ils sont la cible de choix de ceux qui veulent affaiblir/brimer une communautĂ© ou une famille. âïž Cependant, en restant fidĂšle Ă soi-mĂȘme et supportant cette marginalisation pour un temps nous pouvons apporter un changement Ă cette mĂȘme sociĂ©tĂ©.
*đGrands Prix LittĂ©raire d’Afrique Noire:
1969: La palabre stérile de Guy Menga
1981: La carte d’identitĂ© de Jean -Marie Addiafi
â€ïž- L’amour de loin
Pour finir le mois, je me suis lancĂ©e dans une aventure par « amour »đł. Oui.
En voyant le titre du livre je me suis laissĂ© tenter malgrĂ© mon scepticisme pour les histoires d’amour. Ătant un auteur que j’adore je lui ai fais confiance aveuglementđ. Bilan? Pas mal.
J’ai dĂ©couvert que ce livre est en rĂ©alitĂ© un livret d’opĂ©ra. Puis court et simple, et un peu clichĂ©, il pose une rĂ©flĂ©xion intĂ©ressante. L’attente n’est-elle pas plus belle que l’assouvissement? Quand on rĂȘve d’une chose, et qu’on l’obtient sommes-nous gĂ©nĂ©ralement déçus? đ
RDV le mois prochain đ
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